20 février 2006

reportage au stade de Neuilly-sur-marne

logo_ascf_web6ascf_gagny_0121                                      Notre reporter s'est rendu mardi 14 février au stade de Neuilly-sur-Marne tôt le matin pour surprendre Léon en pleine préparation du marathon de Paris. Sa détermination est sans faille. Il est bien déterminé à prendre le départ et se prépare assidûment.

Vous reconnaitrez sans doute les quelques amis qui l'accompagnent.

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17 février 2006

le financement des activités de notre association

logo_ascf_web8Si l'encadrement est entièrement bénévole, les subventions nous sont d'un précieux secours notamment pour permettre à nos athlètes de participer dans de bonnes conditions aux différentes compétitions.

La municipalité de GAGNY, seule pour l'instant, nous alloue depuis de nombreuses années une subvention. Son soutien ne s'est jamais démenti. 

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14 février 2006

Un jour mon père me dit... (de Léon-Yves BOHAIN)

pere et filsUn poète m'a dit...

Un jour mon père me dit...


Tu sais fiston
Moi j’ai fait la légion
J’ai badouré sans fin
De l’Agrque au Tonkin
J’en ai vu des horreurs
Car la guerre est terrible
Je n’avais jamais peur
Rien ne m’était pénible.

Tu vois ce képi blanc
Il a fait tout le voyage
Il est devenu gris
Car il a pris de l’âge
Regarde cette cicatrice
C’est mon album souvenir
Fidèle sur ma liste
Il me fait tant souffrir.

Mais vois-tu aujourd’hui
Je bois pour oublier
Ce qui hante mes nuits
Cette vie déracinée
Non je ne cherche pas
A trouver des prétextes
Mais je ne comprends pas
Même dans les meilleurs textes.

Alors si tu voulais
M’écouter un instant
Simplement je pourrais
T’expliquer mes tourments
Mais surtout te parler
Afin que tu comprennes
Que cette société
N’est pas faite pour qu’on s’aime

Méfies-toi
De tout ce qui t’entoure
Sois fidèle, marche droit
Jusqu’à ton dernier jour
Ne prends jamais les armes
Contre des innocents
Sauf sur un cri d’alarme
Pour sauver tes enfants.

Aucun homme ne peut dire
Qu’il est maître en ce monde
Et qu’il nous faut détruire
Ceux qui sont en surnombre
Aime, aime bien sûr
Mais sois très vigilant
N’offre qu’à coup sûr
Mais sois très vigilant
N’offre qu’à coup sûr
Tes réels sentiments.

Ne compromets jamais
Ta vie pour un amour
Car les femmes tu sais
Te quitteront un jour
Choisis bien tes amis
Ils seront peu nombreux
Mais resteront unis
Quand tu auras besoin d’eux.

Sois respectueux des êtres
Mais avance lentement
Offres-toi sans paraître
En restant tolérant
Tu sais fiston
Si j’avais su tout ça
Lorsque j’étais enfant
Je n’en serais pas là
Je serais différent.

Aujourd’hui c’est trop tard
Je suis un alcoolique
On rit de mes histoires
Dans ce monde hypocrite,
Il ne faut surtout pas
Rire de ceux qui tombent
Qui vont à petit pas
Titubant, vers leur tombe.

Leur vie sera souvent
Ton image dans la glace
Si tu es imprudent
Tu en perdras la face
Mais ils n’ont rien compris
Certains de leur savoir
Ils offrent leur génie
Qui n’est que désespoir.

Mais toi fiston bats toi
Ecoute ma prière
Ne fais pas, comme moi
Ne suis pas ces vipères
Il n’es tplus là mon père
Mais souvent il me parle
Et son vocabulaire
Me bouleverse et m’alarme.

L’alcool avait changé
La couleur de son sang
Si bien qu’un soir d’hiver
Près de Ménilmontant
Il a fini sa vie
Dans un vieux manteau noir
Abandonné de tous
Comme un réel clochard.

Comme tu avais raison
Toi le beau légionnaire
Sois fier de ton fiston
J’ai transmis ta prière.

Léon-Yves BOHAIN

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Oui, il est un pays (de Léon-Yves BOHAIN)

Oui, il est un pays...Un poète m'a dit...

Oui, il est un pays


Oui, il est un pays, où les enfants sont beaux
Ne connaissant ni peine, ni pleurs, ni fardeaux,
Leur coeur est une rose d’un parfum enivrant
Où l’on vient l’admirer, simplement en l’aimant.

Oui, il est un pays, où les hommes sont gais
Vivant passionnément de rêve et de tendresse,
Ils embrassent le jour, dont ils n’ont que respect
Car le soleil est là, leur offrant mille caresses.

Oui, il est un pays, où les oiseaux sont libres
Où les papillons aux ailes de velours
Sur un parterre de fleurs, tout simplement s’enivrent
Offrant à l’univers leur mélodie d’amour.

Oui, il est un pays, où je rencontrerai
Par un soir étoilé une fée généreuse,
De son nuage bleuté, heureuse elle répandrait
Ce bonheur convoité, par tant d’âmes malheureuses

Je cherche ce paysan au-delà de mes rêves
Souvent je désespère, de le connaître un jour
Ami si tu connais, cet endroit adoré
Dis le moi bien avant, que mon étoile s’éteigne.

Léon-Yves BOHAIN

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Mon pote à moi (de Léon-Yves BOHAIN)

Mon pote à moiUn poète m'a dit...

Mon pote à moi


Mon pote à moi
Il est indien
Juif, arabe ou haïtien

Mon pote à moi
Il est d’Asie
D’Afrique ou d’Australie

Mon pote à moi
Il est français
Russe, allemand ou polonais

Mon pote à moi
Il a son Dieu,
Il le vénère, le porte aux cieux

C’est un artiste,
Un pauvre, un riche
Un marginal, un politique

Il est Amour, simple et discret
Il se bat pour que règne la paix

Il aime la vie et les enfants
Son coeur est très tolérant

Si ton copain est comme le mien
S’il respecte son prochain

S’il ne tue pas, s’il ne vole pas
S’il ne commet pas d’attentat

S’il veut vivre en société
En refusant d’être assisté

S’il m’offre sa culture
Et m’enrichit de sa nature

S’il véhicule ses pensées
En respectant la liberté

S’il accepte mes traditions
Tout simplement sans restriction

S’il souhaite fraterniser
Avec ses frères du monde entier

S’il désire que la beauté
Soit présente à ses côtés

Alors avec toi je serai solidaire
Pour crier aux hommes de ma terre

« Si tu ne veux pas que je te botte,
Je t’en prie, Ne touche pas à mon pote ».

Léon-Yves BOHAIN

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Adieu Georges de Sète (de Léon-Yves BOHAIN)

Georges BRASSENSUn poète m'a dit...

Adieu Georges de Sète


Quand j’étais ce gamin seul et sans avenir,
Sans religion, sans âme et sans aucun plaisir,
Il est venu souvent me réchauffer le coeur,
Sa poésie séchait parfois mes pauvres pleurs.

Quand il chantait la jeanne, le bistro, les lilas,
La mauvaise herbe ou les filles de joie,
C’était un peu ma vie qu’il évoquait là-bas,
Dans ces jolis théâtres réservés aux bourgeois.

Parce qu’il m’a fait comprendre, au travers d’une rime,
Que l’on peut être pauvre et croire à la beauté,
Qu’il faut être soi-même, et souvent rester digne,
Malgré toutes les embûches de notre société.

Alors j’ai pris ma plume et composé des vers,
Pour ma vie, pour mon corps, et pour mes compagnons,
En laissant très souvent, exploser ma colère,
Cela me sublimait, car j’avais mes raisons.

Voici que maintenant ayant pris mon virage,
Madame la Vie lui dit, tu peux l’abandonner,
Il est grand, il est fort, puis il a du courage,
Tu peux partir ailleurs, vers d’autres écoliers.

Ce n’est pas que je sois un parfait égoïste,
Mais j’aurais bien voulu l’accompagner encore,
Prendre le même chemin, être sur la même liste,
Afin que s’illuminent encore mes aurores.

Pourquoi, Madame la Vie, me faire tant de mal,
N’était-ce pas suffisant celui de mon passé,
Tu as pris mon bonheur, mon rêve, mon idéal,
En l’espace d’un instant, j’en suis très affecté.

Ah ! qu’il était joli, le jour de son baptême,
Quand il vint dans ce monde, dieu qu’il était beau !
L’étoile qui l’accueillit, étincela pour lui-même,
Mais elle fit tant d’éclats qu’elle devint un flambeau !

Ce flambeau, cette flamme, jamais ne s’éteindront,
Ils guideront mes pas, illumineront mon âme,
Tant que mes yeux pourront regarder l’horizon,
J’apercevrai au loin, mon prince du macadam !

Cette feuille qui tourbillonne, poussée aux quatre vents,
Restera sa compagne, dans ce grand univers,
Elle emporte son automne, au sein du firmament,
Et me laisse ses chansons comme autant de prières.

Léon-Yves BOHAIN

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Pour l'homme d'Amsterdam (de Léon-Yves BOHAIN)

Jacques BREL

Un poète m'a dit...

Pour l'homme d'Amsterdam


Pour Jef et pour Sandra, pour l’homme d’Amsterdam
Pour ton dernier repas et le simple Quidam
Pour ta valse à mille temps et les bonbons charmants
A ton ami Léon, pour ce couple d’amants.

Pour la mort qui te guette en Dame Patronnesse,
Pour les filles et les chiens, les matins sans tendresse
Pour tous ceux qui t’aimaient, je te dis au revoir,
Je te retrouverai, j’en caresse l’espoir !

Eloignés par la vie, par la mort séparés,
C’est l’union des amis un moment égarés
Qu’apporte cet automne saignant mon coeur est triste
Les feuilles qui tourbillonnent emportent mon artiste.

Elles sauront me guider et me donner asile
Pour aller communier avec foi sur ton île,
Oui, je vais te revoir, je le sais, j’en suis sûr,
L’air est chargé d’espoir dans ce beau ciel d’azur.

Dors en paix, mon ami, tu l’as bien mérité
Car de tout ton amour, nous avons hérité
Comme tu chantais si bien, on n’oublie rien du tout
On n’oublie rien de rien, on s’habitue, c’est tout.

Léon-Yves BOHAIN

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Les voies de l'intégration se terminent-elles en impasse ?

logo_ascf_web11Les nécessités économiques ont amené les dirigeants gouvernementaux des années 60 (période dite des 30 glorieuses) à mettre en place une politique intensive d'immigration accompagnée plus tard de celle dite de "regroupement familial".

Ont-ils un seul instant songé, nos clairvoyants politiques, que ces familles feraient des enfants, lesquels, un jour, feraient de même.

Ajoutons que les experts et prévisionnistes de l'économie nous indiquent que, d'ici 2020, plusieurs millions d'immigrés seront nécessaires au développement de l'économie européenne.

La première génération d'immigrés a rempli son contrat et beaucoup de ses membres vivent aujourd'hui sur notre sol du produit d'une retraite bien gagnée. Les générations suivantes sont bousculées entre deux cultures, quelquefois rejetées par les deux, et sont à la recherche d'une identité qui leur fait défaut.

Malgré cela, l'intégration avance lentement. De plus en plus, on peut en effectuer publiquement le constat : internes et personnel para-médical dans les hôpitaux, juristes, informaticiens ou scientifiques attestent chaque jour que les théories racistes sur la supériorité de la race blanche sont réfutées dans la pratique. Nombre de jeunes issus de l'immigration se sont investis dans la vie associative, locale, sociale, sportive.

Notre association accueille en son sein nombre d'athlètes issus de l'immigration, parfaitement intégrés. Titulaires de la nationalité française, pour beaucoup, nantis d'un travail régulier, fidèles à l'ASCF dont ils portent les couleurs dans les compétitions avec des résultats honorables. Ils sont, disons-le sans hésitation et haut et fort, notre fierté. Nous pouvons les assurer que l'aide que nous pouvons leur fournir n'est pas tarie et que nour resterons fidèles à nos principes de fraternité francophone.

Mais l'intégration est-ce seulement cela ? Nous sommes face à un problème d'égalité républicaine ! Quand on regarde l'équipe nationale de football, ou encore les leaders d'autres disciplines sportives, on peut constater que ces femmes et ces hommes, adulés du public, le sont davantage pour leur technique sportive, leur musculation et leur esthétique. Mais le seraient-ils autant s'ils désiraient accéder aux plus hautes fonctions du pays ? Dans un temps ancien, il était dit que chaque soldat détenait dans sa giberne un bâton de maréchal. Mais nos amis venus de l'immigration ont-ils eux, la possibilité d'accéder à la direction des centres de décision et de pouvoir ?

Le bilan est plus que léger. Exemple : il n'y a en France que 3 conseillers généraux et aucun député ou sénateur venant de l'immigration. Quant aux partis politiques, seulement 2% de leurs cadres sont d'origine immigrée.

L'intégration doit être inséparable de l'égalité dans tous les domaines. Nos dirigeants semblent avoir saisi l'importance du problème et un texte législatif devrait être publié dans les prochains mois. Espérons qu'il soit à la hauteur de nos espérances.

Mais il ne faudrait pas se focaliser uniquement sur les immigrés étrangers. L'intégration concerne également tous les jeunes nés en France d'origine française ou étrangère, toute cette jeunesse issue de familles pauvres, n'ayant pour horizon que la cité, le logement insalubre, le chômage du père, la violence, l'acoolisme ou l'agressivité sous toutes ses formes. Tous ces problèmes font partie de leur quotidien. Doit-on les laisser devenir des proies faciles pour toutes les tentations ? Doit-on les laisser se marginaliser ? Quel espoir peuvent-ils avoir dans l'avenir ? Si on ne les aident pas, ils perdent progressivemment leurs racines, leur culture ... tout est alors à refaire.

C'est bien alors d'intégration ou de réintégration dont il s'agit. Lorsque par bonheur, ils accrochent une main tendue, soit d'un ami soit d'une association, ils peuvent espérer en un monde meilleur. Mais très souvent leur parcours est difficile.

Alors, ne les oublions pas sur le bord de la route. Eux aussi ont des droits et des devoirs. Faut-il encore les aider à se prendre en charge ! N'attendons pas qu'ils aient 20 ou 25 ans, agissons dès la scolarité. Soyons accueillants mais fermes, soyons respectueux des cultures, des croyances de chacun mais enseignons les principes fondamentaux de la société française. arrêtons de parler, agissons ... Cette jeunesse est l'avenir de notre pays, pensons-y.

Que peut-on espérer aujourd'hui sans un minimum d'instruction et de connaissances générales ? Même pour un métier manuel la société est exigeante. Le temps des autodidactes est pratiquement révolu. La technologie impose ses droits. C'est une exigeance que l'on doit assimiler afin de ne pas en être exclu.

Nous sommes très fiers de vous présenter une liste d'exemples d'intégration. Tous sont des athlètes de notre association. Leur réussite sociale, familiale, sportive, n'est due qu'à leur mérite, leur courage, leur volonté de s'intégrer au sein de la société française. Certes ce sont des exemples, mais ils ne furent pas épargnés pour autant de certaines difficultés administratives ou relationnelles. Ce n'est pas facile de s'appeller Abdel ou Mohamed... Tous reconnaissent le bien fondé de leur acharnement à vouloir s'intégrer. Ce sont les acteurs et témoins de leur réussite ... sans pour autant être devenu docteur ou champion olympique... Ils se revendiquent être de bons citoyens.

Avec eux, nous continuons notre action, leur attitude nous encourage à persévérer. Avec l'espoir que nos gouvernants ne se reposeront plus sur le bénévolat des membres des différentes associations mais viendront les épauler sans complaisance dans cette tâche extrêmement difficile. Rien n'est plus décourageant que de constater qu'il ne faut parfois qu'une seule pièce administative pour sauver un individu méritant.

Le sport est un élément important d'intégration, mais pas à n'importe quel prix. Réussir sa carrière sportive c'est bien, mais réussir sa vie sociale et familiale c'est mieux.

 

Tout ce qu'un homme est capable d'imaginer, d'autres seront susceptibles de le réaliser ... L'imagination n'est-elle pas le fruit du temps ? 

 

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stade mon ami ...(de Léon-Yves BOHAIN)

Toi qui m'as tout appris, même le bonheur d'attendre,
Me laissant simplement l'aliment d'un coeur tendre,
Ma mémoire est comblée et riche de ton amour,
Je te dois le passé, ainsi que mes beaux jours,

C'est là que tu m'attends, c'est là que je m'endors
C'est là qu'avec fierté, je me révèle encore,
Ma vie est dans ce lieu où tu ne fuis jamais,
Car tu es trop heureux de m'offrir tes secrets !

Mais c'est là également, que parfois tu me plains,
Quand la douleur m'assaille, que je ne peux plus rien,
Tu es là, témoin de toute ma détresse,
Ma gloire s'en est allée, je n'ai plus de maîtresse.

Toi seul a su me plaindre du fond de ma retraite,
Puis, m'accueillir à nouveau, comme l'enfant en ton sein,
Tu as fait révéler une passion discrète,
Où des amis d'un jour, m'entourent comme un essaim.

Certes, je n'y aurai plus cette âme palpitante,
Affligée et meurtrie de mes moindres revers,
Mes courses seront sûrement un peu moins éclatantes,
Car une part de moi-même aura fui l'univers.

Mais j'aurai retrouvé cette croyance intime,
Où il fait bon s'ébattre et donner de son temps,
Contempler avec peine, les nouvelles victimes,
Et fier que la victoire soit celle de mon enfant ! 


                    Léon-Yves BOHAIN





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